Urt igi ahul fellatun a had igiwr ignawiyn igiwr n imasn d win iwaliwn willid iwin imllaln a wa gnten d-ismgan iwinagh ard sergh ttasin ngguru ghid ar srgh tawin sngaranagh d ayt matngh sngaranagh d ay darngh sngaranagh d Tinbuktu d tudrt n w-adur d-imik man ra urd imik igh ur nla atig mlagh ka tujjam a ngawr gh darngh ginagh awa d ismgan tighratin zgh tmizar ar tiyad, f tghwrâd ngh ad skun ighwrman max afgan ad iskar igmas d-ghmkan mla d uckigh attnt ttinigh inid uckigh attnt nttals mas ra nnizwir mas rad gurugh, izd akuray, izd lâz d-irafan nghd anuhêyu d mad skrn d-iwnnan max afgan iskr i-gmas d-ghmkan inid uckigh attnt ttaragh mas ra nnizwir masrad gurugh nderr tissumga! nili iskraf gh-udâr ula afus ils ikrf awr itini yat necca akuray nezrit s-usrka nswat takat nddr takrrayt aygan igiwr win ignawin win iwaliwn d tighri n umzruy amzruy issrgamn afgan isggurad ufgan tissumga idîd assudn ufus d-ays ntbndaq d-ays nttini sidi mqart ur igi © Yuba
| Salut Je vous salue Je vous présente la fête des Gnaouas Leurs instruments et leur belle musique Les Gnaouas, emportés par les Blancs, D’hommes libres ils sont devenus esclaves Enlevés, utilisés comme porteurs, Nous vivons dans une éternelle souffrance Séparés de nos frères Séparés de nos familles Éloignés de Tombouctou Privés d’une vie digne de ce nom La vie ne vaut rien sans dignité Ah si seulement vous nous aviez laissés chez nous ! Vous avez fait de nous des esclaves Nous avons porté des fardeaux D’un pays à l’autre Avec nos épaules, ils ont bâti des forteresses Nul homme ne devrait agir ainsi avec son semblable Si je commençais à parler de mes peines, Si je commençais à raconter mes souffrances, Par où commencer ? Par où finir ? Nous sommes des esclaves Pieds et poings liés La langue liée réduite au silence Torturés, asservis dans l’amertume Brûlés à vif dans une douleur éternelle La fête des cieux est parmi toutes la plus belle Celle de la poésie et le rappel de l’Histoire, Histoire qui rabaisse l’être humain, Qui a créé l’esclavage Le baise-main et l’allégeance forcée Qui oblige à appeler « Seigneur » celui qui ne l’est pas. Adaptation de B. et F. Lasri |