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Beaucoup de gens peuvent soutenir, indiscutablement, sans la moindre hésitation, qu’Iggout Abdelhadi est réellement un enfant terrible du Souss. L’un des plus terribles de sa génération… Comme cette région, désespérément et rageusement, amazighe -c’est-à-dire libre et fière- sait en enfanter. Épisodiquement. Régulièrement. Vous avez probablement en mémoire feu Mohamed Khaïr-Eddine. Ce baroque-ciseleur-avant-gardiste pour le moins unique. Ce guérillero gaulophile, descendu tout droit de son « maquis » inexpugnable de Tafraout, a fait, pendant des décennies, la gloire de la poésie française. Il en a même chamboulé les dogmes… dans un big-bang créateur qui en a réjoui, jusqu’au nirvana, plus d’un. Iggout est de la trempe de cet immense homme. A juste titre. Légitimement. Mais dans son domaine. La musique. Ce fils prodige-vrtuose de Dcheira a fait et fait toujours- même si c’est rarement malheureusement- la joie de tous les mélomanes férus des sons sortis des tréfonds douloureux d’un peuple irréductiblement insoumis, les Amazighs.